lundi 7 août 2017

Valérian et la Cité des mille planètes – Luc Besson


Luc Besson et moi ça n’a jamais été le grand amour (huez-moi si vous voulez mais j’ai vraiment du mal avec Le Cinquième Élément), mais j’ai eu envie de donner sa chance à Valérian et la Cité des mille planètes, d’autant plus que la période est propice aux films spectaculaires où l’on laisse son cerveau au vestiaire, pourvu que la salle soit climatisée !

Après une séquence d’introduction très chouette qui nous fait vivre la conquête spatiale et la rencontre de l’humanité avec d’autres espèces intelligentes jusqu’à la conception de la Cité des mille planètes, on a vite fait de découvrir les deux héros de l’histoire, Valérian et Laureline, deux agents spatio-temporels (on ne verra pas trop le temporel dans ce film) envoyés à gauche et à droite dans la galaxie pour accomplir des missions diverses et variées… comme par exemple la récupération d’un étonnant réplicateur dans un souk gigantesque situé dans une autre dimension !


Valérian et la Cité des mille planètes est donc l’adaptation de Valérian et Laureline, une bande-dessinée française qui ne compte pas moins de 23 volumes. Comme je n’en ai guère lu que deux ou trois, dans le désordre le plus complet qui plus est, je serais bien en peine de juger la qualité de l’adaptation et je laisse donc ce travail aux experts. Je peux dire par contre que le film est bien meilleur que ce à quoi je m’attendais en voyant la bande-annonce.

Déjà, il faut savoir que sans être transcendante, l’histoire est correcte. Linéaire certes mais avec quelques bonnes trouvailles (et un final qui ne compte finalement que peu d’explosions, ça fait plaisir aux oreilles !). Par rapport au blockbuster moyen, Valérian se situe donc dans la norme.

Et visuellement, quelle claque ! C’est typiquement le genre de film qu’il faut voir au cinéma parce qu’aucun écran de télévision ne vous permettra d’en profiter aussi bien. Les décors, les créatures, les effets spéciaux, on en prend littéralement plein les yeux, avec une volonté d’émerveillement qui rivalise avec Star Wars.


En fait Valérian et la Cité des mille planètes aurait été une belle réussite s’il ne lui manquait pas un élément clé : l’émotion. Les héros ne sont pas du tout attachants (Valérian est même franchement à baffer), leurs séquences de flirt sont assez désastreuses (le film se porterait mieux sans) et de manière générale le film est assez froid.

A force de vouloir miser sur le visuel, Luc Besson en oublie un peu le sens de la narration et l’exposition de certains éléments se révèle parfois un peu maladroite (surtout lorsque l’on arrive sur la Cité des Mille Planètes et que l’ordinateur de bord passe en mode guide touristique, ça a un côté très artificiel ce passage juste là pour informer le spectateur).

Valérian reste cependant un film sympathique, un bon blockbuster estival, plaisant à regarder mais qui peine à susciter l’attachement. Un peu dommage donc, mais on n’a pas souvent l’occasion de voir et critiquer un blockbuster français, alors ne boudons pas notre plaisir !

D’autres avis : Escrocgriffe, Just a Word, Lhisbei

9 commentaires:

  1. On en a exactement le même ressenti. C'est très bien fait, un grand spectacle pour les yeux, mais j'ai souvent eu le sentiment que les scènes, le montage, étaient trop hachés. À l'image de cette fin assez abrupte par exemple.

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    1. @Mahault Ferrari
      C'est vrai que la fin est expéditive... un peu à l'image de tout le film en effet xD

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  2. J'irai. Je suis assez curieuse. En plus je suis sûre qu'il se fait attaquer par principe parce que les gens veulent faire leurs malins en critiquant.

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    1. @Alys
      Oui je pense que c'est facile de taper sur les films de Besson (je suis la première à le faire des fois :D). Pour Valérian je soupçonne une pointe de french-bashing pour les critiques américaines (et l'absence d'une vraie star américaine a peut-être joué aussi comme je l'ai lu ici et là).

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  3. Je l'ai pas trouvé si pire mais alors par contre la relation des 2 zigotos m'est sortie par les oreilles mais à un point -_-

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    1. Les deux "zigotos" ha ! Exactement le terme qui me manquait pour les qualifier :D

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    2. @Tigger Lilly & f6k
      Et moi donc... (mais je voulais pas passer pour celle qui démonte systématiquement les histoires d'amour ado xD).
      Zigotos ça leur va à merveille en tout cas !

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  4. On est d'accord :)

    (et d'accord avec Tigger Lilly aussi !)

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